Octobre rose à la maison des familles
Une session de sensibilisation pour la prévention du cancer du sein a été organisée le 21 octobre dernier à la Maison des familles. Ce lieu unique à Orléans de soutien à la parentalité créé par le Secours Catholique accueille trois fois par semaine des familles, le plus souvent des femmes seules d’origine étrangère avec enfants. Quatre mamans et un papa ont participé à cette session animée par Caroline, jeune retraitée bénévole.
“Aujourd’hui 9 cancers du sein sur dix aboutissent à une guérison” rappelle Caroline, ancienne infirmière scolaire et en médecine du travail. “Plus ils sont détectés précocement, plus ils ont des chances d’être vaincus”. En France, les femmes de 50 à 74 ans reçoivent automatiquement tous les deux ans une invitation de l'Assurance Maladie à effectuer une mammographie. Cet examen est pris en charge à 100 %. En cas d’antécédents familiaux ou de prédispositions génétiques, le dépistage peut s’opérer plus tôt le plus souvent vers 40 ans.
Autopalpation du sein
Une vidéo est projetée pour expliquer concrètement comment procéder à une autopalpation des seins pour détecter une éventuelle grosseur. “Vous devez faire cette palpation tous les mois à partir de 25 ans. Cela prend 5 minutes” indique une femme à l’écran qui montre les gestes à effectuer sur un mannequin. “Avec les trois doigts de votre main, vous palpez via un mouvement en spirale autour du mamelon. Puis en dessous et au-dessus de la clavicule et sous les aisselles”.
Une tumeur agressive
Après cette présentation, Bernadette, 74 ans, originaire du Congo Brazaville, a accepté de témoigner. Elle avait l’habitude de venir tous les deux ans en France voir ses petits enfants et en profitait à chaque fois pour faire une mammographie. Mais durant quatre ans, de 2009 à 2013, elle n’a pas pu retourner voir sa famille en France et à 61 ans, lorsqu’elle revient à Tours passer le dépistage, on lui découvre une tumeur de 0,8cm de diamètre. “A la biopsie, on découvre que c’est une tumeur maligne agressive car deux semaines après elle atteignait 1,3 cm. Il fallait donc m’opérer très vite” précise-t-elle. “Après l’opération qui s’est bien passée, j’ai commencé la chimiothérapie et mes cheveux sont tombés rapidement. Puis quatre mois après la chimio, j’ai débuté les séances de radiothérapies. Mais au bout de la trentième, j’ai dû arrêter car cela me brûlait les seins”. Elle a ensuite suivi un traitement médicamenteux durant cinq ans. Aujourd’hui, cette ancienne sportive qui a été vice-championne d’Afrique de saut en longueur se porte comme un charme et ne fait vraiment pas son âge.