Des bénévoles du Secours Catholique cousent et tricotent pour le CHU d’Orléans
Les agents de l’Unité Cognitivo-Comportementale (UCC) du service gériatrie du CHU d’Orléans étaient ravis d’accueillir le 27 janvier dernier cinq bénévoles, piliers des ateliers tricots et couture de l’équipe d’Orléans-Sud du Secours Catholique. Ceux-ci étaient venus apporter à cette unité spécialisée toute une gamme d’objets confectionnés par leur soin : coussins et tapis tactiles, tabliers, chauffe mains et sacs à main.
Tous ces objets ont été conçus et réalisés pour la douzaine de patients de l’UCC, souffrant tous de pathologies neuro-dégénératives. “Nos patients ont beaucoup d’anxiété et sont souvent très agités” précise Estelle Lebeau, cadre de santé. “Ils déambulent et peuvent parfois être agressifs verbalement”.
Des objets qui apaisent les patients
C’est grâce à Olivet Solidarité que l’équipe locale Sud Loire a été mise en relation avec le service gériatrique du CHU qui était à la recherche de supports sensoriels apaisants. “On a beaucoup apprécié les premières productions que vous nous avez déjà apportées” déclare Clarisse Mallard, ergothérapeute. “Certains patients se sont même appropriés un coussin, un sac ou un tablier et l’ont emporté avec eux lorsqu'ils ont quitté l’unité de soins. Cela prouve que ces objets ont un rôle bénéfique pour eux. Certains sont très bien faits car vous leur avez cousu des mini bouliers, de gros boutons, de fausses fermetures éclairs qui occupent les doigts et calment leur angoisse”.
Réactiver des souvenirs bienfaisants
Les différentes textures de tissus utilisées par les couturières du Secours Catholique éveillent les sens de ces personnes atteintes par la maladie d’alzheimer ou des pathologies apparentées et stimulent leur attention.
Attention toutefois à ne pas coudre de trop petites perles ou de boutons qu’ils pourraient avaler. “Notre unité promeut une approche thérapeutique non médicamenteuse via diverses activités comme l’expression corporelle, l’aromathérapie, le chant, le bricolage…” souligne le médecin Isabelle Bathellier. “Le but est de leur apporter des moments apaisants qui les canalisent et leur rappellent des souvenirs bienfaisants de leur vie quotidienne d’avant”.
Une motivation supplémentaire pour les bénéficiaires
“Pour nos bénéficiaires qui participent à nos ateliers couture ou tricot, le fait de savoir que leurs créations vont apporter un plus à des malades âgés du CHU, est une motivation supplémentaire. Cela les valorise.” observe Corinne Laillet, responsable de l’équipe Sud Loire à Saint-Jean-le-Blanc. “Réaliser quelque chose, c’est se réaliser soi-même” rappelle pour sa part Brigitte, co-responsable de l’atelier couture. “Pour certaines femmes, notre atelier permet de rompre leur isolement ou tout simplement de s’aérer en s’échappant de leur foyer. Pour d’autres, souvent des migrantes en attente d’un titre de séjour, c’est l’occasion de passer un moment convivial au chaud avec nous, de prendre un café ou un goûter plutôt que de déambuler dans la rue dans le froid”.